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France · Episode #1 · 20.03.2025 · 46 Min

Camille Laratte, OKKO HOTELS

Camille LaratteOKKO HOTELS · Paris
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Aufgenommen: Paris

Standbild aus der Episode mit Camille Laratte France46 Min

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„La mission d'OKKO HOTELS, c'est de faire rimer hospitalité haut de gamme et sobriété écologique.“

Camille Laratte, 12:16

Camille Laratte hat nach zehn Jahren bei Accor vor acht Monaten die Leitung Marketing und Kommunikation bei OKKO HOTELS übernommen. Im Gespräch mit Ronald M. Arndt und Co-Host Sophie erklärt sie, warum die unabhängige Familiengruppe mit 15 Vier-Sterne-Häusern auf Innenstadtlagen in Bahnhofsnähe setzt, auf Minibar und Badewanne verzichtet und als société à mission arbeitet. Dazu: 40 Hotels in fünf Jahren, die ersten Franchisepartner und eine neue Baseline.

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Kernaussagen

  1. Ziel 40 Hotels: OKKO betreibt 15 Vier-Sterne-Hotels in Frankreich und will den Bestand in fünf Jahren auf 40 Häuser bringen. Dafür öffnet sich die Gruppe für Franchise und schaut nach Spanien, Italien, Deutschland und England.
  2. Société à mission: OKKO ist société à mission, wird von einem externen Auditor geprüft, hat ein Missionskomitee und jährliche Ziele mit KPIs. Die Mission: hospitalité haut de gamme und sobriété écologique zusammenbringen.
  3. Keine Minibar, keine Badewanne: Olivier Devys legte vor zehn Jahren fest, dass es bei OKKO keine Minibar und keine Badewanne gibt, nur Duschen. Flughafenlagen sind ausgeschlossen, die Häuser liegen in der Innenstadt nahe Bahnhöfen.
  4. Neue Baseline: Aus dem Slogan "4 étoiles, aucun nuage" wird in diesem Jahr "les hôtels des voyageurs casaniers". Der Name Le Club für den Lebensraum im Haus bleibt, weil die Gäste ihn kennen.
  5. 80 Prozent Gen Z: 30 Leute arbeiten in der Zentrale, insgesamt hat OKKO 300 Mitarbeitende, davon 80 Prozent Generation Z. Camille nennt das ihre größte Managementaufgabe und verweist auf das eigene Ausbildungsprogramm und über 90 Prozent Zufriedenheit beim Service.
Shownotes zur Episodeaus dem Podcast-Feed

Et voilà ! Notre premier épisode de HOTEL-PODCAST.COM en français marque le début d’un nouveau chapitre en France.

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Après plus de 10 ans chez Accor Hotels, Camille Laratte a récemment pris la direction du Marketing et de la Communication d’OKKO HOTELS.

Fondé en 2009 par Solenne et Olivier Devys, ce groupe hôtelier indépendant et familial basé à Paris compte aujourd’hui 15 hôtels et ouvre 2 à 3 nouveaux établissements par an.

D’où vient le nom OKKO ? Et quand l’entreprise à mission annoncera-t-elle son premier partenariat en franchise, peut-être même à l’international ?

Une chose est sûre : la marque a beaucoup évolué ces dernières années et s’intègre avec succès dans une structure plus large.

Merci de nous avoir accueillis à Paris ! Nous sommes ravis de vous accompagner dans cette aventure entrepreneuriale et reviendrons vous voir de temps en temps.

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Transkript

Transkript öffnenTranskript schließen46 Min · Ronald M. Arndt und Camille Laratte

Automatisch transkribiert mit AssemblyAI, Sprecher automatisch zugeordnet. Nicht redigiert.

  1. 00:00
    Ronald M. Arndt

    Donc je suis ravi, Sophie, d'introduire toi en tant que co-host du Hotel Podcast.

  2. 00:07
    Sophie (Nachname unklar)

    Merci beaucoup, Ronald.

  3. 00:08
    Ronald M. Arndt

    Bonjour, bonjour.

  4. 00:09
    Sophie (Nachname unklar)

    Merci pour cet accueil. Merci de m'avoir invitée.

  5. 00:12
    Ronald M. Arndt

    Ouais, on se retrouve à Paris.

  6. 00:14
    Sophie (Nachname unklar)

    Ouais.

  7. 00:15
    Ronald M. Arndt

    Mais ça fait 10 ans maintenant, Sophie.

  8. 00:18
    Sophie (Nachname unklar)

    C'était une belle rencontre à Aix-en-Provence.

  9. 00:20
    Ronald M. Arndt

    Tu te souviens? Du premier moment?

  10. 00:23
    Camille Laratte

    Comment ne pas se souvenir?

  11. 00:24
    Sophie (Nachname unklar)

    Comment ne pas se souvenir?

  12. 00:26
    Ronald M. Arndt

    Ouais, en fait, c'était en 2015, ouais, il y a 10 ans.

  13. 00:30
    Sophie (Nachname unklar)

    T'es arrivé, t'as dit il y aura peut-être quelques copains juste avant ce soir, juste avant le mariage de demain.

  14. 00:36
    Ronald M. Arndt

    Ouais.

  15. 00:36
    Sophie (Nachname unklar)

    Et vous vous êtes retrouvés, je pense, à 40. On n'arrêtait pas de dire il faut une autre table, il faut une autre table et on a allongé la table. Je me souviens très bien face au parc et j'ai été voir le chef. J'ai dit Quentin, ils sont pas 20, je crois qu'ils sont 30. Non, je crois qu'ils sont 40.

  16. 00:54
    Camille Laratte

    Comment est-ce qu'on va faire?

  17. 00:56
    Sophie (Nachname unklar)

    Et ça a été une super soirée et une très belle rencontre et un magnifique mariage avec Alice.

  18. 01:00
    Ronald M. Arndt

    Ouais, merci, merci. Mais avant de déménager à Aix, tu étais hôtelière à Paris.

  19. 01:07
    Sophie (Nachname unklar)

    Exactement. J'ai repris à la suite 2 établissements indépendants parce que sur Paris, alors c'était il y a 20 ans, j'ai l'impression que c'était il y a, mon Dieu, ça me vieillit. Mais oui, à Paris, il y a encore des opportunités sur des établissements qui sont tenus par des personnes âgées de plusieurs générations qui continuent à les exploiter. Et moi, je suis arrivée sur ce marché suite à une reconversion professionnelle et je me suis dit, mais ces établissements, il faut garder leur âme, leur personnalité, mais il faut les mettre au goût du jour, il faut moderniser la déco. On a la chance aujourd'hui d'être dans un établissement superbe avec des beaux matériaux, des vrais matériaux. Et puis il fallait mettre l'informatique, il fallait être référencé, fallait mettre des télés, enfin bon voilà, des choses bêtes mais qui mine de rien sont encore fréquentes à Paris. On peut encore trouver ça.

  20. 02:09
    Ronald M. Arndt

    Cool.

  21. 02:09
    Sophie (Nachname unklar)

    Donc ouais, j'ai fait ça pendant 10 ans et après je suis partie à Aix.

  22. 02:14
    Ronald M. Arndt

    Et aujourd'hui, nous sommes invités chez OKKO HOTELS à Paris. Bonjour Camille.

  23. 02:19
    Camille Laratte

    Bonjour. Merci de me recevoir.

  24. 02:21
    Ronald M. Arndt

    Ouais, raconte-nous un peu de toi.

  25. 02:25
    Camille Laratte

    Alors, j'ai un parcours aussi hôtelier, mais pas que. Enfin moi, je viens plutôt de l'industrie agroalimentaire. Donc j'ai travaillé dans des gros groupes agroalimentaires plutôt sur la partie marketing. Et j'ai fait un petit switch dans ma carrière à un moment donné où j'ai voulu, parce que j'étais passionnée par la restauration. J'ai beaucoup travaillé en tant que restauratrice, serveuse pendant mes études et tout. Et c'était un milieu dans lequel je me sentais très, très bien et j'adorais cuisiner. Et donc j'ai passé mon CAP cuisine en cours du soir pour pouvoir rentrer dans un groupe de restauration. C'était ma passion, tu vois. Donc je l'ai fait vraiment sans me poser de questions. Et en fait, ça m'a ouvert des portes un peu par hasard dans l'hôtellerie. Puisque je suis rentrée donc chez Accor en tant que chef de produit et créatrice des offres et des concepts de restauration pour donc toutes les marques du groupe comme Novotel, Ibis, Mercure, Pullman, etc. Et j'ai travaillé 10 ans chez Accor.

  26. 03:19
    Ronald M. Arndt

    10 ans quand même.

  27. 03:20
    Camille Laratte

    Quand même.

  28. 03:22
    Sophie (Nachname unklar)

    Belle expérience.

  29. 03:23
    Camille Laratte

    C'était franchement très enrichissant.

  30. 03:25
    Sophie (Nachname unklar)

    Premier groupe français, c'est le premier groupe mondial aujourd'hui.

  31. 03:27
    Camille Laratte

    Oui, absolument, complètement. Alors peut-être pas mondial, mais en tout cas français, ça c'est sûr.

  32. 03:31
    Sophie (Nachname unklar)

    Français, c'est sûr, mais voire plus.

  33. 03:32
    Camille Laratte

    Et une très bonne école effectivement de l'hôtellerie. Et puis aujourd'hui, et depuis 8 mois, je travaille chez OKKO HOTELS. J'ai pris donc la direction marketing et communication de ce beau groupe indépendant et familial de 15 hôtels 4 étoiles dont je vais pouvoir vous parler effectivement pendant ce podcast. Mais ouais, très, très contente.

  34. 03:53
    Ronald M. Arndt

    Oui, raconte-nous un peu de l'histoire derrière OKKO.

  35. 03:56
    Camille Laratte

    OKKO HOTELS, alors... Les fondateurs aussi. Absolument. Comme tu dis... C'est rigolo parce que... En fait, le fondateur d'OKKO vient de chez Accor aussi. C'était effectivement un des tauliers d'Accor il y a 10 ans et il a fait ce switch aussi de pouvoir et vouloir créer sa marque d'hôtels, ce qui était extrêmement courageux et très ambitieux il y a 10 ans. On connaît l'hôtellerie d'il y a 10 ans, ce n'était pas celle qui est aujourd'hui. Et il voulait vraiment dépoussiérer les codes de l'hôtellerie traditionnelle et en créant vraiment le premier hôtel lifestyle en France. À l'époque, il n'y avait pas encore Mama Shelter, il n'y avait pas encore CitizenM, Et donc ça faisait partie effectivement des premières marques à s'implanter sur ce territoire du lifestyle en France.

  36. 04:42
    Sophie (Nachname unklar)

    Alors moi, j'ai une question, j'étais très curieuse du nom. Pourquoi OKKO? Parce que tu dis que c'est une marque française.

  37. 04:48
    Camille Laratte

    Ouais, OKKO, c'est aussi une invention. Donc c'est Olivier Devisse, le fondateur d'OKKO HOTELS. Et effectivement, il a en fait créé ce nom parce que c'était un nom qui s'internationalisait bien, qui était court, qui se retenait facilement. Et tu vois, je me dis en fait, il y a 10 ans, c'était tellement précurseur parce que OKKO Aujourd'hui, tu as des noms qui ressemblent beaucoup, type Voco, Eclo. Et en fait, ça, c'est des marques qui sont assez récentes. Et je me dis, il y a 10 ans, il était fort pour avoir créé un nom comme OKKO qui effectivement résonne très, très bien aujourd'hui.

  38. 05:19
    Sophie (Nachname unklar)

    Oui, qui est très facile à mémoriser.

  39. 05:20
    Camille Laratte

    Absolument.

  40. 05:23
    Ronald M. Arndt

    Je pense qu'il a fondé l'entreprise en 2009. Après, ça a pris un peu de temps jusqu'à l'ouverture.

  41. 05:31
    Camille Laratte

    Première ouverture à Nantes. Absolument. Et puis après, petit à petit, tu as eu une ou deux ouvertures effectivement par an. Et aujourd'hui, on a un nombre d'hôtels assez conséquent, donc 15 hôtels effectivement en France. Et avec la volonté, bien sûr, de grossir le parc à horizon 5 ans et d'ouvrir 40 hôtels. On s'ouvre sur l'Europe aussi, on s'ouvre sur la franchise. Donc on a un gros enjeu de développement de la marque sur le territoire français.

  42. 05:59
    Ronald M. Arndt

    Quels seront les marchés les plus intéressants pour vous?

  43. 06:02
    Camille Laratte

    Aujourd'hui, on parle beaucoup de l'Espagne, de l'Italie aussi et bien sûr de l'Allemagne. Ça peut être aussi l'Angleterre, En fait, le développement, c'est vraiment une histoire d'opportunités et de pouvoir trouver la bonne implantation. Et je vous parlerai un peu du... Voilà, OKKO, il y a... Dans l'histoire d'OKKO, il y a ce côté... OKKO, ce sont des hôtels qui sont vraiment basés en hypercentre, centre-ville, à proximité effectivement de gares pour favoriser bien sûr la mobilité douce. Tu vois, on s'interdit par exemple les zones aéroportuaires. Je vous expliquerai que derrière, il y a pas mal d'enjeux et d'engagements RSE depuis le début, en fait, dans l'ADN de la marque. Et donc aujourd'hui, ces emplacements-là, Ils sont, voilà, on est très sélectifs en fait sur les emplacements, donc, mais on a des belles histoires qui devraient arriver dans les 6 prochains mois, donc je vous en dirai plus très bientôt, j'espère.

  44. 06:51
    Sophie (Nachname unklar)

    On n'a pas le droit d'avoir un scoop sur la prochaine ouverture.

  45. 06:54
    Camille Laratte

    J'ai pas le droit.

  46. 06:55
    Ronald M. Arndt

    Je pense le prochain OKKO, c'est déjà publié, on sait.

  47. 06:58
    Camille Laratte

    Alors là, on ouvre OKKO Troyes dans la ville de Troyes, effectivement, cet été. Donc ouais, on a une belle ouverture là à venir sur des secondes villes de France qui ont vraiment ce besoin de redynamiser la ville et tu vois, d'attirer aussi une clientèle business. Et parce que voilà, Troyes, c'est super accessible. À 1h30 de Paris, tu es à Troyes et tu peux aussi avoir un tourisme un peu green autour du vin, très intéressant pour ceux qui aiment le vin en Champagne. Il y a plein de choses à faire sur ce genre de destination. Donc c'est ça aussi, c'est un pari de s'ouvrir aux secondes villes de France et de pouvoir les dynamiser et de contribuer aussi au dynamisme de ces secondes villes pour OKKO.

  48. 07:36
    Ronald M. Arndt

    Et aujourd'hui, cette belle chambre, on est dans votre établissement à Rosa Park.

  49. 07:42
    Camille Laratte

    Exactement.

  50. 07:43
    Ronald M. Arndt

    Ouvert il y a un an et demi, je pense.

  51. 07:45
    Camille Laratte

    Ouais, c'est assez récent, un an et demi exactement, dans une cité fertile à Paris. Et donc c'est un des premiers quartiers éco-conçus en fait de Paris, avec une ambition effectivement d'avoir un impact neutre sur ce quartier-là. Et donc OKKO, c'est l'hôtel effectivement de ce quartier sur lequel effectivement on a beaucoup œuvré sur la partie RSE. Voilà, donc une belle implantation challengeante parce que c'est des quartiers en devenir et donc effectivement, il y a vraiment aussi une promesse sur l'avenir et sur la commercialisation de ce lieu. Mais on est très fiers en tout cas du résultat en termes de design, en termes de matériaux choisis. Tu parlais des matériaux tout à l'heure et effectivement, vraiment, cette déco et cette architecture ont été remarquablement travaillées par une architecte qui s'appelle Lone Architecte, qui sont deux femmes jeunes et entreprenantes et qui vont vraiment, qui venaient pas forcément du milieu de l'hôtellerie. Dans leur architecture et leur design. Mais du coup, c'est très intéressant parce qu'elles amènent en fait des codes un peu du domestique dans la déco et dans l'inspiration du lieu. Et voilà, et je crois qu'aujourd'hui, c'est vraiment une belle fierté. C'est notre troisième design. En fait, on a 3 types de design et celui-ci, c'est le dernier, plus récent.

  52. 09:06
    Sophie (Nachname unklar)

    Mais depuis le début, tu parles, enfin, on parle d'hôtel, mais je trouve que ce qui est très agréable quand on arrive, c'est qu'en fait, on n'a pas du tout l'impression d'arriver dans un hôtel au terme, stricto sensu d'un hôtel et on est accueilli dans un espace, on se dit ah tiens, est-ce que c'est un bar, un resto?

  53. 09:29
    Camille Laratte

    Est-ce qu'il y a la salle de petit-déjeuner en même temps?

  54. 09:32
    Sophie (Nachname unklar)

    On est arrivé trop tard pour les petits-déjeuners, mais ça c'est—

  55. 09:35
    Ronald M. Arndt

    Toi, toi tu es arrivé trop tard. Moi j'étais à l'heure. Moi j'ai dormi ici. Toi tu es parti à Aix ce matin?

  56. 09:44
    Sophie (Nachname unklar)

    Oui, je suis partie à 6h18 d'Aix-en-Provence et après le RER m'a fait faux bond pour les derniers mètres qui me restaient.

  57. 09:52
    Camille Laratte

    Heureusement qu'un bon thé t'accueillait.

  58. 09:53
    Sophie (Nachname unklar)

    Voilà, il y avait un bon thé chaud du Palais du Thé, très belle sélection. Mais oui, je trouve qu'il y a une convivialité. Tu parlais de domestiques et ça, je trouve que c'est intéressant parce que moi, quand j'étais hôtelière, je me faisais la réflexion de me dire que quand tu réfléchis, L'hôtel, c'est le seul endroit où quand tu te déshabilles, tu te mets à nu en n'étant pas chez toi. Et la nudité, c'est évidemment ce qu'il y a de plus intime et de plus difficile entre guillemets. On le sait, on a oublié un vêtement, on a oublié quelque chose pour se démaquiller. Et c'est un lieu où on a besoin d'être rassuré.

  59. 10:29
    Camille Laratte

    Complètement.

  60. 10:29
    Sophie (Nachname unklar)

    Et du coup, j'ai trouvé que l'accueil, alors dans ce quartier qui est en cours de construction, mais j'ai trouvé que l'accueil immédiatement était très chaleureux, on se sentait très à l'aise.

  61. 10:40
    Camille Laratte

    Ouais, c'est vraiment l'ambition. D'abord, c'est un espace qui est très lumineux, avec, tu vois, beaucoup de lumière naturelle. Et ça, je pense que ça donne aussi au lieu un côté où je me sens bien, tu vois. C'est vraiment important, effectivement. Et c'est, voilà, je pense, ce côté un peu zen du lieu. Mais c'est rigolo parce que moi, les premières fois que je suis rentrée chez OKKO, en fait, et ça, tu le retrouves pas trop dans l'hôtellerie française, peut-être un peu plus en Allemagne, tu as le palier de l'ascenseur. C'est-à-dire que tu prends l'ascenseur pour t'emmener dans un lieu de vie Donc déjà, tu te dis, mais je suis dans un ascenseur trop bizarre, où est-ce que j'atterris? Et effectivement, tu arrives sur plus un lieu de vie et pas forcément un hôtel. Donc t'as pas, comme dans une hôtellerie classique, le côté réception et puis après tu vas dans tes chambres et tu vois, les ascenseurs, nous, sont assez fondus en fait dans le décor. Et effectivement, je suis d'accord avec toi, je trouve que ça, ça fait vraiment la différence quand t'es accueilli dans un lieu de vie en fait. Et vous verrez que c'est vraiment le cœur du concept OKKO, c'est ce fameux club. Lieu de vie où tu te sens accueilli plus que dans un hôtel. Ça, c'est une vraie volonté du concept.

  62. 11:44
    Ronald M. Arndt

    Non, franchement, c'était mon impression hier. Donc les collègues ne se cachent pas derrière l'ordinateur. Il y a la petite réception, table avec la lumière à côté. Franchement, oui.

  63. 11:55
    Camille Laratte

    Tu as ressenti ça?

  64. 11:55
    Ronald M. Arndt

    Merci, merci pour l'accueil. Ça ne va pas être la dernière fois. On parle du design. Des gens, mais aussi de la durabilité, en fait, chez OKKO.

  65. 12:12
    Camille Laratte

    Ouais, alors avant toute chose, il faut préciser...

  66. 12:14
    Ronald M. Arndt

    Mais c'est bien tout, tout ce qu'on touche là.

  67. 12:16
    Camille Laratte

    Ouais, il y a vraiment beaucoup, beaucoup de choses effectivement chez OKKO. Ça, je pense que c'est vraiment... En fait, c'est très présent chez OKKO parce que c'est vraiment, ça fait partie de l'ADN de la marque. Dès le début, il y a eu des partis pris forts il y a 10 ans sur le RSE qui ont été pris Donc c'est incarné par les fondateurs, clairement, de la marque. Tu vois, c'est tout bête, mais il y a 10 ans, Olivier Devies, quand il a créé ce concept, il a dit, mais chez OKKO, il n'y aura pas de mini-bar. Parce qu'en fait, on préfère, déjà, voilà, d'un point de vue énergétique, ce n'est pas intéressant. Il n'y aura pas de baignoire, il y aura des douches. Enfin, il y avait vraiment déjà, tu vois, des partis pris. Il y a 10 ans, ce n'était pas le cas, quoi, de se dire que c'était possible de faire ça dans un hôtel. Donc c'était quand même effectivement très courageux. Et bon, aujourd'hui, ça paraît tout à fait normal, mais voilà. Et la marque a beaucoup évolué et les fondateurs ont beaucoup évolué aussi dans leur démarche. Et aujourd'hui, OKKO est société à mission. Alors, je ne sais pas si ça vous parle, mais c'est un vrai statut effectivement qui est censé faire en sorte qu'en tout cas, ton entreprise a un vrai impact positif d'un point de vue environnemental et sociétal sur la société. Et ça, c'est très courageux parce que ça demande effectivement déjà d'être audité par un auditeur extérieur, d'avoir un comité de mission et en fait de te challenger chaque année sur des objectifs et des KPIs précis sur comment est-ce que tu peux faire en sorte— et tu as une mission d'ailleurs derrière tout ça. Et la mission d'OKKO HOTELS, c'est de faire rimer hospitalité haut de gamme et sobriété écologique. Vaste projet. Et l'idée pour OKKO, c'est de—

  68. 13:48
    Sophie (Nachname unklar)

    Mais alors, ce qui est encore plus compliqué, c'est de croiser ça quand même avec les normes hôtelières qui sont drastiques, ce qui est logique. On est classé ERP, établissement recevant du public. Ça veut dire qu'on a les normes de sécurité les plus hautes et les plus contraignantes qu'il peut y avoir. Donc je voyais les matériaux, que vous avez utilisés, par exemple pour les rideaux, on doit avoir des rideaux non-feu, on doit avoir, etc. On a des portes coupe-feu, on a des sas. Enfin bon, il y a toute une législation.

  69. 14:15
    Camille Laratte

    Après, sur la législation, il faut pouvoir aussi parfois bien la comprendre. Il y a des choses que les gens ne savent pas forcément où, tu vois, parfois on se met des contraintes, notamment chez Accor. Je me souviens, on se mettait beaucoup de contraintes là-dessus. Mais tu vois, par exemple, chez OKKO, en fait, toutes les normes non-feu, elles sont applicables, en fait, globalement en hôtellerie, elles sont applicables dans les espaces communs et pas nécessairement dans les chambres. Ce qui fait qu'effectivement, sur certains matériaux, ou sur certaines effectivement fibres naturelles dont tu parlais tout à l'heure, t'as pas forcément besoin de traiter synthétiquement par du coupe-feu. Et ça, c'est des choses que l'hôtellerie traditionnelle ne sait pas. Et en fait, par facilité, tout le monde met du synthétique, tout le monde met du... Et du coup, ça perd de son charme parce que tu vas te retrouver avec tous les mêmes matériaux dans tous les hôtels. Et c'est vrai que là-dessus, je trouve qu'il y a vraiment un parti pris qui a été pris chez OKKO et un peu de courage aussi et d'audace pour dire ben non, en fait, ça, on n'est pas obligé de le faire comme ça, donc faisons-le autrement. Et je trouve que ça ressort effectivement dans la qualité des matériaux qu'on utilise, qui sont toujours pour favoriser effectivement les matériaux naturels dans les espaces.

  70. 15:20
    Ronald M. Arndt

    Ça te fait fière de travailler pour une telle marque?

  71. 15:23
    Camille Laratte

    Vraiment?

  72. 15:24
    Ronald M. Arndt

    Oui.

  73. 15:25
    Camille Laratte

    Vraiment, parce que d'abord, c'est un choix.

  74. 15:27
    Ronald M. Arndt

    Après 10 ans, oui, chez Accor, c'est un choix.

  75. 15:29
    Camille Laratte

    De quitter effectivement un gros groupe comme Accor, qui est un groupe quand même hyper dynamique, pour une entreprise indépendante et familiale. Et on sait très bien tous que dans le contexte économique actuel, c'est très compliqué de travailler pour un groupe d'hôtels indépendants et qu'on est très challengés. Et néanmoins, moi, j'avais vraiment besoin de donner de l'impact, en fait, à mon travail au quotidien. C'est super d'être dans un gros groupe, mais du coup, l'impact concrètement sur les résultats, les opérations, les clients et la satisfaction client, tu le ressens pas tout de suite parce que tu es caché derrière ton ordinateur. Là, chez OKKO, franchement, je suis au contact du client, même si évidemment je suis dans un siège, mais voilà, beaucoup plus à proximité effectivement des opérations. Et ouais, j'avais vraiment envie de d'avoir de l'impact en fait au quotidien sur mon job. Et voilà, c'est un choix de rejoindre OKKO et une société à mission aussi.

  76. 16:21
    Sophie (Nachname unklar)

    Ça se voit quand elle en parle, elle a les yeux qui pétillent.

  77. 16:24
    Camille Laratte

    Merci. Je suis encore dans la lune de miel, ça fait 8 mois.

  78. 16:27
    Sophie (Nachname unklar)

    Mais c'est bien.

  79. 16:28
    Camille Laratte

    Non mais je suis hyper contente, vraiment.

  80. 16:31
    Ronald M. Arndt

    Vous êtes à combien à peu près pour gérer les 15 hôtels?

  81. 16:34
    Camille Laratte

    Alors on est au siège 30 personnes, donc très petit siège et en tout chez OKKO Hôtels, on est 300 collaborateurs. Donc beaucoup plus effectivement de collaborateurs aux opérations, ce qui est tout à fait normal pour exploiter nos hôtels. Mais ouais, 300 collaborateurs, donc une grosse PME.

  82. 16:49
    Sophie (Nachname unklar)

    Et aujourd'hui, ce sont que des hôtels en propre. Il n'y a pas encore la franchise.

  83. 16:52
    Camille Laratte

    Non, c'est ouvert à la franchise et on attend de signer effectivement de la franchise avec le pari de se dire il va falloir garder aussi notre ADN et les fondements effectivement du concept tout en se franchisant. Mais aujourd'hui, on est ouvert à la franchise. Donc ça va être très nouveau pour nous.

  84. 17:10
    Sophie (Nachname unklar)

    Ouais, beau challenge.

  85. 17:11
    Camille Laratte

    Absolument.

  86. 17:13
    Ronald M. Arndt

    Donc vous commencez avec la première franchise en France ou à l'extérieur? Qu'est-ce que tu penses?

  87. 17:18
    Camille Laratte

    Je veux vraiment avoir des infos.

  88. 17:20
    Sophie (Nachname unklar)

    On attend des réponses.

  89. 17:21
    Ronald M. Arndt

    J'ai quand même l'expérience un peu avec le Hotel Podcast. OK, prochaine question. Donc souvent les hôtels, les chaînes d'hôtels ont arrêté à se classifier 3, 4, 5 étoiles. Mais vous, vous avez quand même trouvé le slogan 4 étoiles, aucun nuage.

  90. 17:40
    Camille Laratte

    T'as raison, c'est vraiment le slogan et la baseline historique, mais elle va changer cette année. OK. Et je peux te donner ce scoop-là.

  91. 17:48
    Ronald M. Arndt

    Que des nouvelles, hein? Et des secrets.

  92. 17:54
    Camille Laratte

    Ça va être OKKO HOTELS, hôtels des voyageurs casaniers. Donc pour donner justement ça.

  93. 17:59
    Ronald M. Arndt

    Encore une fois, s'il te plaît.

  94. 18:00
    Camille Laratte

    OKKO HOTELS, les hôtels des voyageurs casaniers.

  95. 18:04
    Ronald M. Arndt

    Ça veut dire quoi le dernier mot?

  96. 18:07
    Camille Laratte

    Casanier, c'est la case, c'est la maison, je reste chez moi, j'ai pas forcément envie de sortir, je suis trop bien.

  97. 18:14
    Sophie (Nachname unklar)

    En fait, c'est l'opposé de l'hôtellerie.

  98. 18:16
    Camille Laratte

    Complètement. Et on fait un vrai opposé entre les voyageurs qui s'ouvrent vers l'extérieur, qui vont dans une ville l'explorer et le côté casanier de, bah en fait, je suis trop bien à l'hôtel, donc je vais y rester parce que je me sens comme à la maison. Donc ça, ça change.

  99. 18:31
    Ronald M. Arndt

    À la porte de la salle du restaurant, petit-déj, c'est écrit Le Club. Ça reste ou ça change aussi?

  100. 18:41
    Camille Laratte

    Ouais, tu vois, typiquement, ça, c'est quelque chose qui, si on est logique dans le côté un peu maison d'hôtes, se sentir comme à la maison, on devrait pouvoir s'appeler Le Club un salon. Mais néanmoins, Le Club, aujourd'hui, c'est quelque chose qui est très apprécié de nos clients. Et en fait, tu as un côté un peu sélectif, tu vois, dans le club et puis qui lui donne un côté moderne aussi. Et donc on a pris le pari de garder le club parce que c'est quelque chose qui, voilà, encore une fois, est vraiment reconnu de nos clients.

  101. 19:12
    Sophie (Nachname unklar)

    Et c'est matérialisé par une carte de fidélité?

  102. 19:15
    Camille Laratte

    Exactement, exactement. Et c'est vraiment l'ambition, c'est effectivement de pouvoir aussi avoir des passes coworking pour faire venir de la clientèle extérieure pour venir coworker.

  103. 19:25
    Ronald M. Arndt

    À l'extérieur aussi, donc pas que des clients d'ici.

  104. 19:27
    Camille Laratte

    On s'ouvre aussi à l'extérieur. C'est aussi tout l'intérêt de l'hôtellerie, c'est comment est-ce que tu... Accueille tes voisins pour qu'ils viennent travailler, profiter de la salle de sport, faire une réunion ou faire une interview. Ça, c'est vraiment une ambition aussi de s'ouvrir sur l'extérieur. C'est ce qui donne de la vie aussi au lieu.

  105. 19:43
    Ronald M. Arndt

    Bien sûr. D'ailleurs, il y a le restaurant à côté. Le restaurant s'appelle comment?

  106. 19:49
    Camille Laratte

    Noccio.

  107. 19:49
    Ronald M. Arndt

    Noccio. Et c'est le même nom. Vous avez aussi des restaurants aussi dans le...

  108. 19:53
    Camille Laratte

    On a 2 restaurants italiens Noccio, un effectivement à Rosa Park et un au Colas des Fentes. OK.

  109. 20:00
    Ronald M. Arndt

    Mais toujours avec le même nom?

  110. 20:02
    Camille Laratte

    Absolument. C'est un concept unique aujourd'hui. C'est notre concept de restaurant que l'on n'a pas forcément l'ambition de positionner partout. On sait ô combien c'est challengeant d'avoir de la restauration parce qu'il faut pouvoir bien le faire. Et en plus, je viens de la restauration, donc je sais de quoi je parle. Donc il y a vraiment cette ambition de choisir les adresses sur lesquelles on le fait parce que voilà, c'est pas évident d'avoir de la restauration dans tous les établissements hyper centre-ville en plus, pas toujours très intéressants.

  111. 20:29
    Ronald M. Arndt

    Là, tu es avec OKKO depuis 8 mois, je pense, tu as dit. Mais qu'est-ce que tu penses? Quels ont été les plus grands défis pendant la création et les dernières années?

  112. 20:44
    Camille Laratte

    Alors déjà, le plus gros défi, c'est l'apprentissage aussi. Et apprentissage. Le plus gros défi, c'est, bon, j'ai reconstitué mon équipe marketing et communication. Quand je suis arrivée, effectivement, c'était une équipe qui était plutôt sur le départ. Donc ça, ça a été quand même le premier défi. Mais aujourd'hui, Voilà, j'ai une équipe qui est super contente d'être... Enfin, on est tous arrivés en même temps, donc ça donne effectivement un dynamisme à cette équipe marketing et communication. Et puis après, le deuxième plus grand défi, c'est de passer effectivement d'un gros groupe à un groupe plus petit, plus indépendant, qui a été en mode start-up pendant des années. Parce qu'au tout début de l'aventure, je crois qu'ils étaient deux, enfin Solène et Olivier, donc les deux fondateurs effectivement. De OKKO HOTELS et petit à petit, le siège a grossi à 30 personnes et ce n'est pas la même organisation effectivement de passer de 2 à 300 collaborateurs. Donc effectivement, il faut mettre en place des process, faire en sorte de se restructurer, de donner aussi un peu plus de matière grise en fait dans la façon de travailler, plus de professionnalisme aussi pour certaines populations qui sont des populations très jeunes chez OKKO HOTELS. La particularité, c'est qu'on a des collaborateurs génération Z, à 80%. Donc ça aussi, franchement, c'est une autre façon de travailler que je connaissais pas forcément chez Accor. Donc ça, c'est un gros challenge de management, mais c'est très intéressant.

  113. 22:13
    Ronald M. Arndt

    Tu as aussi travaillé avec la Gen Z, non? Tu as arrêté, hein? Alors?

  114. 22:18
    Sophie (Nachname unklar)

    Avec la génération Z, elle m'a fait craquer. Je vais être très honnête, je ne suis pas de la génération de Camille.

  115. 22:26
    Camille Laratte

    Moi, je suis entre les deux.

  116. 22:29
    Sophie (Nachname unklar)

    Non, c'est effectivement une autre façon maintenant. Je pense particulièrement en France quand même. Je suis pas sûre que toi qui es originaire d'Allemagne, il y a quand même une rigueur et une, voilà, les Français, on est quand même toujours à revendiquer, à râler, voilà, c'est notre façon d'être. Et j'avoue que cette nouvelle génération, oui, qui, puisque j'ai beaucoup recruté, mais surtout sur la restauration comme tu disais, plus compliqué que sur l'hôtellerie. Et c'est vrai que bon, quand il y a des futurs salariés qui arrivent et qui demandent d'abord quels sont mes jours de congés, au-delà de 35 heures, est-ce que je serai payée? Oui, bien sûr, mais alors comment? Bien, j'ai déjà mes vacances et puis mes RTT, c'est comment? Et ainsi de suite. J'avoue que ouais, c'est compliqué pour moi. Ça a été compliqué. C'est un des sujets qui m'a fait craquer.

  117. 23:19
    Camille Laratte

    On parle un peu du Non, non, mais c'est dur et je rebondis sur ce que tu dis. C'est d'autant plus difficile quand tu es une entreprise à mission et que l'aspect sociétal fait partie aussi de ta mission. C'est-à-dire que nous, on a aussi cet engagement de dire aux gens, on a envie de vous développer et c'est important pour nous de vous former, de faire en sorte que vous vous sentiez bien dans l'entreprise. Et donc, quand tu as cette promesse-là, derrière, effectivement, il faut pouvoir être au rendez-vous de ta promesse. Donc, tu as d'autant plus effectivement de challenge managérial à ce sujet.

  118. 23:49
    Sophie (Nachname unklar)

    Oui, mais c'est d'autant plus compliqué, je rebondis sur ce que tu dis, qu'aujourd'hui, les jeunes revendiquent que l'entreprise ne soit pas leur raison de vivre, voilà, et leur valeur number one. Or que nous, enfin moi, je fais partie d'une génération, effectivement, c'était le travail, on respectait son patron, on respectait l'entreprise, on se posait moins de questions. Je ne dis pas que c'était mieux, je ne porte pas de jugement, je dis juste qu'il y a effectivement certainement pour vous une, puisque tu revendiques haut et fort ces valeurs et cet attachement à l'entreprise, ça doit être d'autant plus difficile de recruter les bonnes personnes aujourd'hui parce que l'état d'esprit n'est pas celui-là actuellement.

  119. 24:29
    Camille Laratte

    Ouais, et encore la chance qu'on a, c'est qu'on est encore une fois entreprise à mission et donc du coup, tu as un vrai besoin de sens et d'impact et donc on attire aussi beaucoup de candidats parce qu'on est entreprise à mission, parce qu'on a effectivement des engagements RSE forts et aussi parce qu'on est une hôtellerie lifestyle qui intéresse d'un point de vue, tu vois, innovation et donc je pense qu'effectivement, il y a aussi beaucoup de jeunes qui sont attirés par la marque pour cela. Donc c'est plutôt...

  120. 24:55
    Ronald M. Arndt

    Je pense que pour ça, il faut aussi une certaine communication interne pour toujours rappeler qu'est-ce qu'on fait, pourquoi, pour qui.

  121. 25:03
    Camille Laratte

    Absolument. Et ça, c'est un vrai challenge.

  122. 25:04
    Ronald M. Arndt

    Ça fait aussi partie de ton travail ou c'est plutôt... Complètement.

  123. 25:06
    Camille Laratte

    Moi, je fais de la communication externe, mais beaucoup interne aussi. Et surtout sur cette partie effectivement RSE qui aujourd'hui n'est pas forcément toujours incarnée par les équipes où, tu vois, elles le font, mais sans trop se rendre compte de ce qu'elles font en fait au quotidien et à quel point ça peut avoir un impact. Et c'est leur expliquer de façon simple parce qu'on sait que parfois, C'est compliqué aussi d'expliquer les choses. Et tu vois, ça, c'est un vrai challenge. Par exemple, là, on a lancé une campagne en fait sur l'année qui va venir d'impact du mois, c'est-à-dire qu'on reprend chaque action que l'on met en place et on l'illustre par une vidéo, une interview avec l'association avec laquelle on travaille, tu vois, une interview d'un directeur qui a mis en place une super action et ô combien il en parle effectivement à ses pairs. Et c'est un peu la preuve par l'image et par l'exemple. Et ça, ça leur parle beaucoup.

  124. 25:53
    Sophie (Nachname unklar)

    D'autant plus qu'il y a des métiers qui sont vraiment ingrats dans l'hôtellerie et la restauration. Soyons très clairs, être réceptionniste de nuit, c'est hyper difficile. Être femme de chambre, il y a des clients respectueux, mais il y en a, hélas pour l'avoir vu pendant 20 ans, il y a vraiment des clients qui se comportent d'une façon inadmissible, qu'ils ne feraient jamais chez eux. Donc c'est vraiment des métiers très, très difficiles, très ingrats et c'est compliqué du coup sur évidemment des revenus, des salaires qui sont en bas de l'échelle, soyons clairs. Et Je trouve que c'est compliqué, mais moi, j'arrivais à le faire parce que oui, l'esprit familial justement et de les faire participer, de leur dire voilà, bravo, on a atteint tel chiffre, on est arrivé à faire ça, on a tel niveau de satisfaction, on a telle note sur les sites. Et c'est vrai que ça aide à avoir un esprit d'entreprise et à mieux comprendre. Mais ces petits métiers-là, ils sont très impactants aussi sur le client, je trouve.

  125. 26:49
    Camille Laratte

    Ah bien sûr, c'est les premiers ambassadeurs de la marque auprès du client. Eux, ils ont besoin de se sentir bien pour que nos clients se sentent bien, ça c'est sûr. Et voilà, et ça passe effectivement par, tu vois, notamment tout un programme de formation des managements chez nous. C'est vraiment, tu as un vrai parcours qui se fait à tous les niveaux pour former les gens, pour les faire monter en compétences et pour faire en sorte que d'un point de vue managérial, ça se passe bien. Et ça, c'est effectivement hyper important parce qu'in fine, auprès de ton client, tu vas le ressentir. Tu vois, aujourd'hui, chez OKKO Hôtels, et ça, c'est vraiment la différence par rapport à d'autres hôtels que tu peux voir traditionnels, on a un niveau de satisfaction client qui est sur du service de plus de 90%, ce qui est franchement énorme dans le métier. Donc on s'en réjouit. Néanmoins, voilà, il y a un vrai challenge de maintenir effectivement la qualité de service à ce niveau-là. Et donc ça, ça nécessite d'être toujours super, super présent auprès des équipes. Il y a beaucoup de polyvalence aussi, nous, chez OKKO, dans les équipes, ce qui leur permet en fait de casser un peu la routine. C'est-à-dire qu'il y a un jour où tu vas plutôt passer sur la partie F&B et une autre journée plutôt en partie réception. Et en fait, tu vas être vraiment, vraiment Voilà, tu as aussi une liberté en fait de circulation de tes équipes au sein de l'établissement, au même titre que les clients. Et ça, je pense que ça aide aussi beaucoup à se sentir bien en fait chez OKKO.

  126. 28:05
    Sophie (Nachname unklar)

    Et valorisé.

  127. 28:06
    Camille Laratte

    Absolument. Ouais, ouais, non mais ça, ça passe par effectivement de la reconnaissance au quotidien, ce qui n'est pas toujours facile.

  128. 28:12
    Sophie (Nachname unklar)

    Tout à fait. Et ce qui est rarement fait dans ce métier.

  129. 28:14
    Camille Laratte

    Bien sûr, je trouve. Ouais, je suis d'accord avec toi.

  130. 28:17
    Ronald M. Arndt

    Je vais voir après mon check-out ce midi, mais comment vous mesurez la satisfaction des clients?

  131. 28:24
    Camille Laratte

    Aujourd'hui, on a des outils, tu vois, plutôt en back-office. En fait, donc on mesure de façon très digitale par tous les outils qu'on connaît. Et puis après, nous, on a beaucoup de, on essaie effectivement de demander à nos clients au check-out justement de donner un avis et tout ça. Et c'est super important aussi, on le sait, d'un point de vue SEO. Donc il y a des établissements qui y arrivent très, très bien, qui donnent le prénom effectivement, enfin l'hôte en fait donne son prénom et dit tu mets un petit commentaire pour mon accueil et Et ça fonctionne très bien sur certains établissements.

  132. 29:02
    Ronald M. Arndt

    Là, on a parlé du concept, de l'équipe, on parle un peu du marché. Comment tu vois l'évolution du voyage d'affaires?

  133. 29:12
    Camille Laratte

    Ouais, t'as raison parce que nous, c'est notre plus grosse cible en fait. Notre cœur de cible, c'est vraiment business. Donc on est 70% effectivement business sur... Et nous, notre grosse ambition, et c'est un peu, ça va vraiment vers la tendance de ce bleisure, donc le mix entre business et loisirs, c'est comment est-ce que tu as ta clientèle business qui effectivement vient la semaine, peut-être un jeudi, vendredi sur l'établissement ou sur la ville pour y travailler et il peut y rester sur un city break le week-end, sur samedi, dimanche en faisant venir sa femme ou son ami pour pouvoir effectivement aussi profiter du lieu mais dans un côté un peu plus loisir. Donc nous, il y a un gros enjeu d'hybridité en fait du concept, de faire en sorte qu'il passe effectivement de business à loisir de façon assez naturelle.

  134. 29:57
    Ronald M. Arndt

    Et pour se sentir bien, il faut de l'espace, comme on voit ici.

  135. 30:02
    Camille Laratte

    Absolument, tu as raison. Il faut se sentir bien par l'espace, par effectivement ce choix des matériaux et puis par ton accueil. Clairement, tu dois te sentir toujours accueilli, toujours regardé. Tu as toujours une personne au club des équipes qui vient demander aux gens s'ils ont besoin de quelque chose, à nos clients. Et ça, je pense que c'est c'est très, très important de se sentir entouré, accompagné à tout moment. Après, on a beaucoup de choses à faire d'un point de vue digital aussi. Là-dessus, on a des petits challenges. Tu vois, moi, mon rêve ultime, ce serait qu'on puisse avoir, et on est en train de le tester, un WhatsApp toujours dispo pour le client, pour répondre effectivement à ses besoins, pour répondre à ses questions sur le service ou sur le produit ou sur une interrogation qu'il peut avoir. Et on sait aujourd'hui qu'avec l'intelligence artificielle, il y a plein, plein de choses qui sont en train de monter en puissance. Donc ça, ce sera le next step en termes de service, quoi. Comment tu es vraiment dans l'hyper-service, hyper-personnalisé.

  136. 31:01
    Ronald M. Arndt

    Hyper-service, j'aime bien le mot.

  137. 31:03
    Camille Laratte

    Je pense que je l'ai inventé, mais ça marche.

  138. 31:05
    Ronald M. Arndt

    Mais là, il y a beaucoup de belles solutions.

  139. 31:08
    Sophie (Nachname unklar)

    Comment vous avez réussi à faire revenir les business après ce fameux post-Covid, fameux Covid et avec le télétravail qui s'est développé? Alors, on en revient. Ouais, de plus en plus, tant mieux pour l'hôtellerie.

  140. 31:23
    Camille Laratte

    Moi, je l'ai connue cette période-là avant, j'étais chez Accor, mais ouais, clairement, on l'a vraiment senti. Et en fait, ça s'est fait assez naturellement. Ça s'est fait naturellement, mais en fait, le mix client a un peu changé. C'est-à-dire que la grosse réunion de 300 collaborateurs n'a plus eu lieu et on était plutôt sur des tailles effectivement de réunions plus réduites, tu vois, des petits groupes de 20-30 personnes. Je pense que d'abord, voilà, post-Covid, et on s'en souvient tous, il y a eu vraiment ce besoin de revenir, se retrouver. Donc nous, on a quand même bien fonctionné d'un point de vue effectivement séminaire, MICE, où tu as eu effectivement beaucoup, beaucoup de dynamisme en fait sur des moyennes réunions. Et puis après, globalement, les gens ont eu besoin de recirculer, de retravailler sur du présentiel ou en tout cas sur du business. Enfin, c'est revenu assez naturellement. En fait, on a l'impression que c'était il y a hyper longtemps, mais en fait, c'était effectivement il n'y a pas si longtemps que ça. Et aujourd'hui, tu vois, on est plutôt sur un plateau en fait, en termes de circulation sur la partie business. Donc finalement, voilà, c'est revenu un petit peu comme avant sur cette partie-là.

  141. 32:30
    Ronald M. Arndt

    Super. Vous avez aussi des salles de réunion ici?

  142. 32:32
    Camille Laratte

    Oui, absolument. 3 salles de réunion dans cette partie. Dont une très belle au rooftop avec effectivement une grande terrasse privatisable.

  143. 32:42
    Sophie (Nachname unklar)

    Avec la vue sur le Sacré-Cœur.

  144. 32:42
    Camille Laratte

    Je vous emmène. Sur Sacré-Cœur et 360 sur tout Paris. C'est franchement magnifique. Trop chouette.

  145. 32:49
    Ronald M. Arndt

    Tu as parlé de blazer, mais on ne parle pas de séjour à long terme, long stay, chez OKKO.

  146. 32:57
    Camille Laratte

    Ouais, c'est pas trop le produit pour.

  147. 33:00
    Ronald M. Arndt

    Vous avez l'espace, mais je ne vois pas de kitchenette ici quand même.

  148. 33:04
    Camille Laratte

    Tu vois, Rosa Parks, c'est un des établissements sur lequel on a de nouvelles chambres un peu plus grandes, familiales. Donc on s'ouvre sur un autre mix de clients. Et ça, c'est un peu nouveau en fait sur nos nouvelles ouvertures. Et donc progressivement, On a vraiment cette volonté de commencer à ouvrir un peu des twins, un peu des familiales parce qu'en fait, on se rend bien compte qu'il y a ce besoin-là. Ça répond effectivement à ta question du bleisure, mais plutôt sur du moyen séjour. Et parce qu'aussi, on a une clientèle très domestique, française et aussi internationale. Et c'est aussi pour ça que c'est intéressant de s'ouvrir à ce type de podcast pour faire connaître la marque et pour s'ouvrir effectivement à nos voisins européens.

  149. 33:39
    Ronald M. Arndt

    Ça va être le cas, Camille, ça va être le cas.

  150. 33:42
    Camille Laratte

    Mais vous êtes les bienvenus. En tout cas, voilà, on a cette volonté-là.

  151. 33:47
    Ronald M. Arndt

    Là, vous allez ouvrir le prochain établissement à Troyes. Peux-tu nous décrire un peu les démarches pour ouvrir un nouveau établissement, commencer dans une nouvelle ville?

  152. 34:02
    Camille Laratte

    D'abord, c'est des projets qui sont très anticipés. C'est des signatures qui datent de 3 ans. Donc ça se fait vraiment progressivement avec effectivement l'écriture du concept, architecte, maître d'œuvre, etc. Et là, parce que forcément, vous construisez les bâtiments Ça dépend, tu peux avoir de la rénovation, mais effectivement, en l'occurrence, 3, on est sur une construction vraiment à proximité immédiate de la gare parce qu'ils sont en train de renouveler en fait tout cet espace proximité gare. Donc il y a vraiment cette ambition de redynamiser dès l'accès effectivement à la gare. Et donc OKKO HOTELS va être effectivement cette construction avec ce nouveau concept. Et donc là, on est vraiment sur la dernière ligne droite où en fait tout s'accélère. C'est difficile parce qu'il faut vraiment maintenir le rétroplanning, il faut essayer essayer de te dire, OK, la livraison est prévue le 2 juin. Si c'est le 9 juin, ça peut changer beaucoup de choses, par exemple sur une date d'inauguration qui est prévue le 20 juin. Et donc effectivement, là, on est vraiment à la semaine, la semaine. Et donc en interne, on processe un peu les rétroplannings et faire en sorte que chaque service puisse bien anticiper la partie commercialisation, la partie pour nous produit et marketing et communication qui effectivement s'anticipe bien en amont, toute la partie bien évidemment construction. Il y a un gros, gros suivi qui est fait et toute la partie opérationnelle. Donc notamment recrutement d'un directeur, ce qui n'est pas évident dans ce type effectivement de ville parce que ben c'est pas des terrains hôteliers très dynamiques ou fertiles et donc il faut trouver effectivement des profils un peu atypiques mais à la fois qu'il y ait quand même une certaine expérience en hôtellerie. Voilà, l'expérience technique est quand même importante. Donc ouais, il y a des gros enjeux de recrutement pour le coup quand on fait ce genre d'ouverture.

  153. 35:50
    Ronald M. Arndt

    Qu'est-ce que tu penses? Comment le concept d'OKKO va évoluer dans le futur, dans 5 ans, dans 10 ans peut-être?

  154. 35:58
    Camille Laratte

    Ouais, c'est une très bonne question et puis je vais pouvoir beaucoup travailler sur le sujet parce que c'est un peu pour ça aussi que j'ai été recrutée. C'est quoi l'après OKKO sur la partie concept? Je pense qu'au fond, on a bien envie de, pourquoi pas, lancer un nouveau concept plutôt pas en ville justement, pour le contre-pied du concept d'OKKO hyper-centre et peut-être de s'ouvrir sur un concept, pourquoi pas, de maison de campagne ou ce type d'établissements qui sont aujourd'hui très tendance en France.

  155. 36:28
    Ronald M. Arndt

    En Espagne?

  156. 36:28
    Camille Laratte

    Et en Espagne, absolument.

  157. 36:30
    Ronald M. Arndt

    Peut-être.

  158. 36:30
    Camille Laratte

    Marché très dynamique.

  159. 36:32
    Sophie (Nachname unklar)

    Et en franchise, pourquoi pas, absolument.

  160. 36:35
    Ronald M. Arndt

    Qu'est-ce que tu penses de l'Espagne? Pourquoi?

  161. 36:38
    Camille Laratte

    Écoute, j'ai en fait récemment fait un colloque sur la partie à l'avenir de l'hôtellerie et effectivement l'Espagne est annoncée comme un marché très porteur. Donc voilà, je te dis ça parce que c'est très récent et que j'ai entendu ça il n'y a pas longtemps.

  162. 36:52
    Ronald M. Arndt

    Donc vous comme entrepreneurs français, vous vous sentez mieux avec l'Espagne comme marché pour y aller ou comparé au...

  163. 37:01
    Sophie (Nachname unklar)

    T'aurais voulu qu'elle réponde l'Allemagne, c'est ça Ronald Arndt?

  164. 37:04
    Camille Laratte

    Ouais, franchement j'ai vraiment des atomes crochus avec l'Allemagne, je peux pas t'expliquer pourquoi mais quand j'ai... Je pense que je t'en avais parlé mais quand je suis allée en Allemagne, à Munich notamment, et que j'ai vécu les produits hôteliers en Allemagne, mais ça n'a absolument rien à voir en termes d'expérience client. J'ai trouvé ça, j'ai trouvé qu'il y avait vraiment un train d'avance net sur pas mal de pays européens, en fait. J'ai trouvé que la qualité de service était incroyable, la qualité du produit. Enfin, ce côté lifestyle, je l'ai beaucoup, beaucoup senti en Allemagne et il y a déjà très longtemps.

  165. 37:37
    Ronald M. Arndt

    Tu parles des hôtels individuels ou même des chaînes, les petites chaînes aussi?

  166. 37:43
    Camille Laratte

    Par exemple, tu vois, j'ai fait pas mal d'hôtels Accor Parce que j'avais effectivement l'Allemagne dans mon scope et je trouvais qu'un Ibis en Allemagne versus un Ibis en France, ça n'avait absolument rien à voir.

  167. 37:53
    Ronald M. Arndt

    Et pourquoi ça?

  168. 37:54
    Camille Laratte

    Je pense qu'il y a une grosse, enfin il y a beaucoup de moyens qui ont été donnés aussi en Allemagne sur la rénovation des hôtels. Tu as un parc hôtelier qui est peut-être parfois aussi plus neuf, tu vois, moins historique qu'en France où tu vas avoir des hôtels un peu plus vieillissants parfois, ou des disparités en tout cas sur le parc. Et peut-être que c'est dû aussi à ça. Et puis après, je pense qu'on met les moyens opérationnels. Tu as du monde dans les hôtels pour te recevoir en Allemagne. Ce qui est peut-être parfois un peu moins le cas sur une hôtellerie française. Je pense qu'il y a une modélisation économique un petit peu différente. Et puis après, je pense que c'est peut-être un état d'esprit germanique qui est un peu différent. Mais moi, j'avais été vraiment frappée par ça, notamment par tous les hôtels du groupe Ennismore que tu as interviewés récemment, notamment The Hoxton.

  169. 38:38
    Ronald M. Arndt

    Oui, on a été à Vienne pour le Hoxton de Vienne.

  170. 38:42
    Camille Laratte

    C'est incroyable.

  171. 38:43
    Ronald M. Arndt

    Incroyable. Tu sais ce qu'il faut encore? Un OKKO avec piscine sur le toit.

  172. 38:48
    Camille Laratte

    Ah ouais, alors la piscine, c'est pas RSE, mais... C'est planifié ou pas? Pardon?

  173. 38:52
    Ronald M. Arndt

    C'est planifié pour?

  174. 38:54
    Sophie (Nachname unklar)

    Oui, c'est pas RSE effectivement. La piscine, c'est pas dans le concept.

  175. 38:59
    Ronald M. Arndt

    Non mais vous avez déjà une salle de gym, voilà.

  176. 39:03
    Camille Laratte

    Ouais, absolument.

  177. 39:04
    Ronald M. Arndt

    Donc tous nos espaces extérieurs sont complètement... Ouais.

  178. 39:09
    Camille Laratte

    Où ça fait Non, je pense qu'aujourd'hui, on ne va pas se mentir, sur des zones du sud, tu te connais très bien avec Aix-en-Provence, Sophie, voilà.

  179. 39:18
    Sophie (Nachname unklar)

    C'est indispensable.

  180. 39:19
    Camille Laratte

    Indispensable. C'est très compliqué d'ouvrir un produit et c'est un vrai argument commercial. Évidemment que demain, si on héritait d'un hôtel avec une piscine, on ne va pas fermer la piscine. Mais aujourd'hui, on n'a pas de piscine, par contre.

  181. 39:31
    Sophie (Nachname unklar)

    Mais je reviens 2 secondes sur le marché français de l'hôtellerie et particulièrement parisien que je connaissais bien. Il faut savoir qu'au départ, les gens qui ont, les populations qui ont ouvert les cafés, restaurants, hôtels à Paris, c'étaient des gens qui étaient de l'Aveyron et qui étaient des marchands de charbon et de combustible. Et donc c'était vraiment des entreprises très, très familiales. Et c'est vrai que quand on voyage, moi je connais pas l'Allemagne et pas l'Espagne, mais je connais très bien l'Italie par exemple. On voit qu'en Italie, c'est pas du tout la même histoire l'hôtellerie. C'est plus une histoire de grandes familles qui ont ouvert leur maison et qui ont souhaité accueillir. On sent ça et on sent pas du tout, c'est pas, enfin, le fait que l'origine ne soit pas la même, ça n'apporte pas le même accueil. Et c'est pour ça qu'en France, il existe encore une hôtellerie comme je trouve on trouve très peu dans le monde, c'est-à-dire complètement vieillotte alors qu'elle est incroyable.

  182. 40:37
    Camille Laratte

    Je suis d'accord, on appelait ça l'hôtel des 3 canards.

  183. 40:40
    Sophie (Nachname unklar)

    Oui, alors moi c'est, tu vois ce que je veux dire? Oui, je vois très bien. Oui, c'est ça.

  184. 40:43
    Camille Laratte

    Pour moi, c'est l'hôtel du de grands-papas. Mais il y en a encore, ouais, il y en a encore beaucoup.

  185. 40:48
    Sophie (Nachname unklar)

    Et en province, il y en a encore beaucoup. Et à Paris, énormément. Mais quand tu parles de Troyes et tu dis on a du mal à recruter, je vois très bien ce que tu veux dire parce que voilà, c'est des petites villes de province qui vivent un peu renfermées, un peu recluses sur leur passé, sur leur histoire et qui ne sont pas très ouvertes. Or qu'effectivement, l'Europe, dans beaucoup d'autres pays, et comme moi j'ai été en Belgique aussi, j'ai été Incroyable, la Basse-Ducos. Voilà, je suis stupéfaite aussi de l'hôtellerie qui n'a rien à voir avec la France. Alors la France, il y a son charme, voilà, on va dire la France, ça a du charme, mais c'est vrai qu'il manque de temps en temps un poil de professionnalisme sur tout ce qui est accueil et bien-être du client que vous, vous exprimez.

  186. 41:35
    Camille Laratte

    Oui, oui, et puis sans faire des généralités parce qu'encore une fois, en fait, Je pense qu'il y en a qui le font super, super bien en France. Et je pense qu'effectivement, c'est juste qu'il y a des disparités, beaucoup de disparités en France dans l'hôtellerie. Ça, je remarque ça aussi.

  187. 41:50
    Ronald M. Arndt

    J'aime bien l'idée d'exporter un peu le charme français vers l'Allemagne un jour. Donc franchement, avec grand plaisir. Je vois le potentiel.

  188. 42:00
    Camille Laratte

    Je rêve d'y aller, d'y retourner.

  189. 42:03
    Ronald M. Arndt

    Tu voyages beaucoup pour l'inspiration?

  190. 42:06
    Sophie (Nachname unklar)

    C'est beaucoup, beaucoup.

  191. 42:07
    Ronald M. Arndt

    D'où vient l'inspiration? T'as beaucoup vu chez Accor déjà.

  192. 42:11
    Camille Laratte

    Ouais, parce que j'avais vraiment toute l'Europe, donc j'ai fait beaucoup de capitales européennes et c'est très intéressant de voir comment culturellement, d'une ville à une autre, tu peux changer effectivement ta façon de recevoir ou en tout cas ton mode d'hôtellerie. Ouais, je trouve que c'est important de voyager pour s'inspirer et dans des métiers comme le marketing et la communication et le produit, t'es obligé de le faire. Donc j'essaie de le faire. Mais comme j'ai des intérêts un peu RSE, je voyage aujourd'hui plutôt en Europe et je trouve qu'il y a déjà beaucoup de belles idées à aller prendre et je réduis un petit peu mes voyages en avion sur l'étranger.

  193. 42:51
    Ronald M. Arndt

    Tu voyages beaucoup loin pour l'inspiration, Sophie, maintenant?

  194. 42:55
    Sophie (Nachname unklar)

    Je ne sais pas pour l'inspiration.

  195. 42:56
    Ronald M. Arndt

    Je ne parle pas de Paris.

  196. 42:58
    Sophie (Nachname unklar)

    Je suis tombée amoureuse de l'Inde, alors c'est encore autre chose, mais c'est pareil, c'est très intéressant de voir comment est traitée l'hôtellerie en Inde, alors oui, avec des établissements, des bed and breakfast qui démarrent à, je sais pas, 15 euros la nuit et puis jusqu'à des palaces qui ont été convertis en hôtels à Udaipur, au milieu du lac. Enfin bon, des palais de maharajas, des choses fantastiques. Mais c'est très, très intéressant et très inspirant. Alors là, l'empreinte carbone, je suis d'accord, n'est pas très bonne quand j'y vais. Mais voilà, une fois par an maximum. Et puis je me déplace beaucoup en train par ailleurs. Je prends jamais l'avion, mais c'est très inspirant. Oui, c'est très intéressant d'aller prendre des touches un petit peu partout de ce qui se fait parce qu'en Inde, merci d'évoquer ça, même dans un petit établissement à 15 € la nuit, on va être super bien accueilli. Il va y avoir un collier de fleurs de jasmin qui va attendre, on va accueillir avec une boisson à la fleur d'oranger, enfin des choses fantastiques qui vont être des petits clins d'œil du pays, qui coûtent en fait très, très peu. Et par exemple, ça, en France, on ne sait pas le faire. Je trouve.

  197. 44:12
    Camille Laratte

    Ouais, c'est vrai. Je suis d'accord. On n'a pas, enfin, c'est une autre culture.

  198. 44:18
    Sophie (Nachname unklar)

    Voilà. Ce sont des petites choses toutes simples.

  199. 44:20
    Ronald M. Arndt

    Trop bien. Donc je pense qu'on arrive à la fin. Ça ne va pas être la dernière fois. Mais peut-être encore une question un peu indiscrète par rapport à Solène et Olivier. Donc ils travaillent comme couple dans un entreprise.

  200. 44:36
    Sophie (Nachname unklar)

    Non, pas du tout.

  201. 44:37
    Camille Laratte

    En fait, Solène, c'est la fille d'Olivier.

  202. 44:39
    Ronald M. Arndt

    Ah, c'est la fille. Ah, OK, OK. Ah, c'est un fantôme.

  203. 44:41
    Camille Laratte

    Non, Solène a repris la direction générale d'OKKO Hotels il y a 3 ans.

  204. 44:46
    Ronald M. Arndt

    OK.

  205. 44:46
    Camille Laratte

    Donc aujourd'hui, c'est notre directrice générale. Olivier est toujours président effectivement d'OKKO, mais voilà, c'est plus le directeur général, c'est Solène aujourd'hui qui a repris le flambeau et fort bien. Et elle inspire vraiment et elle donne cette voix en fait à l'hôtellerie que je trouve extrêmement inspirante.

  206. 45:08
    Sophie (Nachname unklar)

    Et avec la vision d'une femme.

  207. 45:09
    Camille Laratte

    Complètement. Et je trouve... Engagée en plus.

  208. 45:12
    Ronald M. Arndt

    Chapeau.

  209. 45:12
    Sophie (Nachname unklar)

    Je trouve que pour l'accueil client, ça Sincèrement, je trouve que les femmes sont quand même bien meilleures que les hommes et apportent une sensibilité qui souvent manque dans des établissements qui peuvent être très froids. Donc ça, c'est fantastique.

  210. 45:25
    Camille Laratte

    Nous, on a une bonne mixité chez OKKO, ça c'est vrai que tu as raison. On sent le côté féminin qui est très important dans l'équipe.

  211. 45:33
    Sophie (Nachname unklar)

    L'équilibre, la sensibilité, la douceur. On parlait tout à l'heure de douceur.

  212. 45:36
    Camille Laratte

    Tout à fait.

  213. 45:38
    Ronald M. Arndt

    Merci, merci beaucoup.

  214. 45:39
    Camille Laratte

    Merci beaucoup.

  215. 45:40
    Ronald M. Arndt

    C'était un très, très grand plaisir. Avec vous deux.

  216. 45:43
    Sophie (Nachname unklar)

    Merci Ronald.

  217. 45:44
    Camille Laratte

    Camille, Sophie.

  218. 45:44
    Sophie (Nachname unklar)

    Merci Camille.

  219. 45:45
    Ronald M. Arndt

    On se revoit.

  220. 45:47
    Sophie (Nachname unklar)

    En Allemagne pour le prochain podcast.

  221. 45:49
    Camille Laratte

    En Allemagne? Ouais, franchement, avec grand plaisir.

  222. 45:51
    Ronald M. Arndt

    Ouais, pourquoi pas. Oui, oui. Trop bien.

  223. 45:54
    Camille Laratte

    Ça marche.

  224. 45:55
    Sophie (Nachname unklar)

    À bientôt.

  225. 45:55
    Camille Laratte

    À bientôt. Merci.

  226. 45:56
    Ronald M. Arndt

    À bientôt. Ciao.